À la découverte du patrimoine de Pont Saint Martin
Découvrez les lieux emblématiques de Pont Saint Martin à travers un parcours imaginé par le Conseil des Sages. Scannez les QR Code sur les panneaux pour en apprendre plus à chaque étape.
Le port
La situation géographique du lieu explique qu’il ait pu y avoir, durant les siècles passés, un port dans la commune.
Après avoir parcouru 48 kilomètres et traversé Pont-Saint-Martin, l’Ognon se jette dans le lac de Grand-Lieu à quelques kilomètres en aval de la commune. L’Ognon comme la Boulogne (venue de Saint-Philbert de Grand Lieu) alimentent et traversent le lac. A la sortie de ce dernier, le Tenu les rejoint. Ces 3 rivières forment alors l’Acheneau qui rejoint à son tour la Loire par l’intermédiaire du canal de Buzay.
Ce réseau navigable forme une voie d’eau intérieure d’une longueur d’environ 60 km (non compris la traversée du lac) qui a permis, au cours des siècles, le transport des marchandises du bas Poitou et du Pays de Retz vers Rezé, Nantes, l’Anjou, la Bretagne tels que des vins, des eaux de vie, des céréales, du bois. Inversement, notre région recevait des matériaux de construction, du sable, de la chaux, des engrais, du fumier de ville, du charbon. Consciente de cet atout, la commune resta toujours vigilante, portant une attention particulière au maintien de la navigation.
L’arrivée du chemin de fer, à la fin du 19ème siècle, signa l’arrêt du trafic par eau. Le port se trouvait en aval du pont à la place du square et du parking actuels.
La batellerie en Pays de Retz se composait pour l’essentiel de chalands, toues et parfois de gabares. Point commun, ces bateaux étaient larges, à fond plat, souples et légers pouvant supporter les chocs et les échouages sur les hauts-fonds. Leur mât articulé était rabattable et pouvait être muni d’une voile. Un aviron de queue de grande taille servait à les diriger et à les propulser. Ils circulaient le plus souvent à la perche car la navigation à la voile était difficile sur les rivières. Les plus importants pouvaient avoir une longueur de 30 m et une largeur de 5 m. Tirant d’eau en charge de 0m60 à 1m50 suivant le lieu et la saison et pouvant transporter pour les plus grands jusqu’à 150 tonnes de marchandises. Vitesse 4 km/heure.
Rive gauche de l’Ognon, sur le chemin appelé le chemin d’Herbonne, les charrettes descendaient vers la rivière par un plan incliné pour charger ou décharger leur cargaison.
En 1868 la commune réclama la construction d’un quai pour « permettre aux bateaux de chaux et de sable d’accoster et pour empêcher les accidents fréquents qui arrivaient aux charrettes dus à l’éboulement des terres minées par les eaux. » Ce travail sera réalisé en 1869 et financé par l’Etat.